InterCDI

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jeudi 28 mai 2015

Revue N°255

255_couv SOMMAIRE

2 Éditorial
Temps de travail, Véronique Delarue

4 Fonction
Voyage en translittératie, Olivier Le Deuff
Cultures de l’information, Note de synthèse, par Véronique Delarue
La liberté comme moteur pédagogique, Libres enfants de Summerhill, Daniel Moatti

14 Les fiches InterCDI
Le temps de travail des professeurs documentalistes, Sandrine Leturcq

16 Formation
Les langages documentaires présentent-ils encore un intérêt pour la recherche d’informations ? Vassilia Margaria
Le prix du roman historique jeunesse ; et en coulisses, ça se passe comment ? Le jury du Prix

27 Thèmalire
Du parfum et des odeurs en littérature, Sarah Sauquet

31 Gestion
Veille numérique, Gabriel Giacomotto

33 Ouverture culturelle
La Belle époque, Sandrine Leturcq

36 Le cahier des livres
Collège Lycées Éditeurs

Voyage en translittératie

Par Olivier Le Deuff

La translittératie reste encore apparemment obscure, malgré une première publication sur le sujet qui tentait de faire le point il y a quelques années. Visiblement, la transe littéracique reste encore l’apanage d’initiés. Et pourtant, nous pratiquons la translittératie au quotidien, tel M. Jourdain faisant de la prose. Je vous propose donc de vous emmener dans un périple dans des mondes qui vous semblent inconnus et éloignés, mais qui vous sont bien plus proches.

Translittératie : définition

Faut-il à nouveau rappeler la définition telle qu’elle fut proposée par Sue Thomas et ses collègues qui ne semblent guère d’ailleurs se soucier de l’évolution du projet désormais ? Alors, la translittératie n’était-elle qu’un coup de pub, un de plus dans l’univers fluctuant du numérique ? Et bien non. Non, parce que l’histoire commence avant les Britanniques avec Alan Liu, comme bien souvent, car Alan, ce professeur de littérature anglaise et théoricien des humanités digitales et des mutations du numérique est sans doute celui qui nous renseigne davantage sur la translittératie, même si c’est de manière indirecte, en interrogeant ce que le numérique, la « logicielisation » comme dirait David Berry, fait à nos habitudes lettrées, mais surtout à nos manières de produire et d’envisager les savoirs. Du coup, la translittératie désigne autant ce qui se transforme que ce qui demeure. Finalement, en dehors de la définition des Britanniques, la translittératie n’apparaît pas clairement encore stabilisée, et c’est tant mieux. Elle apparaît comme ce lieu, ce lien étroit entre le passé et l’avenir de nos humanités et de nos modes de connaissances, car la translittératie dont la naissance semble récente a connu son émergence dans des environnements de plus en plus numériques, ou plutôt digitaux.

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