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lundi 23 février 2015

Bibliothèque, BU , CDI, 3C, CCC , Centre de ressources, Learning centre, LC… ? Évolution, mutation, (ré)invention ou réelle innovation ?

Véronique Delarue, Présidente du Cedis et professeure documentaliste au lycée Charles de Foucauld, Paris 18e

Mercredi 25 novembre s’est déroulée à Lille III une journée d’étude sur les Learning Centres. Il s’agissait de présenter les premiers résultats d’une recherche intitulée « (R)évolutions dans les bibliothèques ? Les Learning Centres, un modèle de bibliothèque à interroger ». Une journée fort riche croisant le regard des chercheurs et les témoignages d’acteurs d’établissements du secondaire et de l’Université, tous avec des profils spécifiques. Le propos n’était pas à la polémique mais aux témoignages et à la réflexion, en appui sur les résultats de la recherche.

Les Learning Centres, un modèle de bibliothèque à interroger

Lors de cette journée, nous avons rencontré des collègues heureux, motivés, fiers de leurs projets, impliqués, sans aucun doute, et des chercheurs intéressés et interrogateurs de leur objet de recherche. Des témoignages intéressants car à l’initiative d’équipes soucieuses d’apporter un outil performant, accueillant et qui réponde aux nouveaux besoins et comportements des usagers (élèves, enseignants, éducateurs vie scolaire).
Une chose certaine ressort de cette journée : seul un projet initié par une équipe travaillant en synergie a des chances d’être porteur et de réussir. L’objectif était ainsi de questionner les évolutions des projets en cours : une thématique intéressante, ce dont témoignait le peu de places restées libres dans la salle. Un public mixte de professionnels de l’information (professeurs documentalistes, conservateurs, personnels des bibliothèques, etc.), d’étudiants, d’enseignants et de chercheurs.
La question des Learning Centres (LC) s’inscrit dans le prolongement de la réflexion initiée par Annette Beguin, membre du laboratoire GERiiCO et témoin privilégié de cette journée, en tant que coordinatrice des travaux de l’Équipe de Recherche Technologique en Éducation (ERTé) « Culture informationnelle et curriculum documentaire » (2006- 2010). La question est d’autant plus importante que l’Université de Lille III va se doter d’un LC. Si sa mise en place est un projet d’une très grande envergure nécessitant des investissements humains et financiers certainement très éloignés de la réalité matérielle envisageable pour « nos » CDI du secondaire, il est intéressant de noter que des exemples de projets menés à bien émanent aussi d’établissements plus proches de notre réalité.
Certes l’ampleur et la durée de réalisation ne sont pas du même ordre que pour une université. Mais entendre parler des besoins et du fonctionnement de ces lieux à l’Université ou dans de Grandes Écoles ne peut que nous interroger sur notre souci de formation en amont.

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mardi 17 février 2015

Revue n°253

253_couv SOMMAIRE

2 Je suis charlie
Communiqué des éditeurs

3 Éditorial
Implication, Véronique Delarue

4 Fonction
Bibliothèque, BU, CDI, 3C, CCC, Centre de ressources, Learning centre, LC… ? Évolution, mutation, (ré)invention ou réelle innovation ? Véronique Delarue
Genèse d’un ccc, exemple du collège Pierre Mendès France de Tourcoing, Nora Nagi-Amelin
Voyage au centre de documentation et d’information, Véronique Delarue
La méthode mosaïque de Marshall McLuhan, de l’homme typographique à l’homme médiatisé, Daniel Moatti

19 Les fiches InterCDI
S’informer sur l’orientation, Sandrine Leturcq

20 Gestion
La Sofia, Entretien avec Christian Roblin, par la Rédaction
Waterbear, Entretien avec Quentin Chevillon, par la Rédaction
Veille numérique, Gabriel Giacomotto

28 Thèmalire
« Faciles-à-lire », Yannick Denoix

31 Ouverture culturelle
L’égalité des filles et des garçons, Sandrine Leturcq

36 Le cahier des livres
Collège Lycées Éditeurs

jeudi 18 décembre 2014

Outils collaboratifs en situation scolaire - Entre discours idéologiques et réalités sociales

Anne CORDIER, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication ESPE – Université de Rouen

L’avènement du Web 2.0 – et des outils collaboratifs liés particulièrement en voie de développement – constitue une nouvelle étape dans les réflexions menées autour de l’enseignement au sein de la société dite de l’information et de la communication. Ces outils sont massivement loués pour leurs potentialités en termes de dynamisation des échanges, de développement de situations pédagogiques innovantes, et de pratiques info-communicationnelles. Qu’en est-il réellement ?

Nous souhaitons ici analyser la forte teneur idéologique des discours d’accompagnement relatifs aux outils collaboratifs du Web 2.0, et dépasser ces discours pour pointer les enjeux de l’intégration de ces outils, et plus spécifiquement de la culture de la participation et de la collaboration, aux situations d’enseignement-apprentissage. Nous proposons de confronter ces éléments aux pratiques numériques des adolescents, en nous interrogeant sur la place effectivement prise par la dimension participative et/ou collaborative dans ces pratiques.

L’ensemble de notre propos repose sur des investigations de terrain que nous menons sur la durée au sein d’établissements scolaires, depuis 20081. Des enquêtes qui consistent à tenter de saisir le plus finement possible les logiques d’action des acteurs observés, et à considérer ensemble élèves et enseignants dans les situations d’enseignement-apprentissage, conçues comme des situations de co-construction des savoirs. Nous mettons alors en place une recherche qualitative combinant plusieurs techniques d’enquête : observation de situations informationnelles complexes engageant un travail collectif (exemple des TPE), observation de situations d’enseignement au numérique, observation de situations info-communicationnelles dans et hors l’école (projet Anglais-Documentation en Terminale, amenant les élèves à récolter de l’information en dehors du temps scolaire, mais également lors d’un voyage à Londres) ; cette technique de l’observation est complétée par des entretiens informels, d’explicitation, avec les acteurs observés, afin de faire verbaliser les processus mis en œuvre, et des entretiens semi-directifs avec des élèves comme des enseignants pour approfondir les éléments repérés, et permettre aux acteurs de s’exprimer pleinement sur leurs ressentis et leurs pratiques.

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