InterCDI

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mardi 31 mai 2016

Revue N°261

261_couv SOMMAIRE

3 Éditorial

L’union fait la force, Véronique Delarue

4 Fonction

S’approprier des savoirs, une aventure humaine, Véronique Delarue

L’histoire de l’administration pour comprendre l’Éducation nationale, une société complexe analysée par Pierre Legendre, Daniel Moatti

9 Gros plan sur…

Hippolyte, un artiste pluriel et humaniste, Entretien par Sabrina Da Rocha-Huard

14 Ouverture culturelle

Les changements climatiques, Florie Delacroix

20 Formation

La maison de Claudine ouvre ses portes, Entretien avec Frédéric Maget, par Jean-Marc David

24 Les fiches InterCDI

La chaîne documentaire, Sandrine Leturcq

26 Gestion

Les communs de la connaissance, objet d’enseignement pour les professeurs documentalistes. Dossier, coord. par Hélène Mulot ; contributions de Olivier Le Deuff, Lionel Maurel, Louise Merzeau, Muriel Almayrac, Marion Carbillet, Hélène Mulot et Solène Font De la génération 1.0 à la génération 3.0, les digital natives en « action », Daniel Moatti

L’archéologie des médias, Olivier Le Deuff

Veille numérique, Gabriel Giacomotto

45 Le cahier des livres

Collège, Lycées

Les Communs de la connaissance, objet d’enseignement pour les professeurs documentalistes

Dossier coordonné par Hélène Mulot

Contributions de Olivier Le Deuff, Lionel Maurel, Louise Merzeau, Muriel Almayrac, Marion Carbillet, Hélène Mulot et Solène Font


La notion de Communs est récente à l’école. Sur les blogs de professeurs documentalistes, la notion date de 2012, suite à la création du collectif SavoirsCom1. Les Communs, ce sont des activités organisées collectivement par une communauté selon un mode de gestion qu’elle définit elle-même, afin de gérer, valoriser et protéger des ressources. Les biens communs peuvent être matériels (un jardin partagé, une rivière, l’eau…) ou immatériels (Internet, une connaissance, un logiciel…). Face aux risques de destruction ou d’épuisement, le choix est fait d’une gestion « en commun ». Dans l’enseignement, nous parlons des Communs de la connaissance, en particulier numériques. En donnant la parole à différents acteurs, nous vous proposons dans ce dossier un aperçu des enjeux liés aux Communs et les déclinaisons possibles au CDI.

À LA SOURCE DES COMMUNS DE LA CONNAISSANCE
Les racines documentaires de la mise en commun : entre information et communication

Olivier Le Deuff est Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Bordeaux Montaigne, Pessac (33).

Évoquer les racines documentaires des Communs nous replace dans l’histoire longue de l’organisation des connaissances, des travaux et batailles pour améliorer l’accessibilité aux savoirs. En premier lieu, la mise en commun des savoirs passe par son extériorisation, c’està- dire sa transformation sous forme documentaire. Cette étape n’est pas si aisée, tant il est tentant au contraire de privilégier une approche plus confidentielle, basée sur le secret ou l’initiation. La logique des confréries ou des corporations domine. La mise en commun des savoirs est loin d’être une évidence. Bien au contraire, la conservation des savoirs est source de pouvoirs. Les premières bibliographies et autres démarches de rassemblement des savoirs sous forme de bibliographies ou de florilèges constituent une première étape. On songe aux travaux de Conrad Gesner, compilateur infatigable qui rassemble sur des fiches toutes les informations et le savoir, afin de produire des formes encyclopédiques accessibles, car réunies en quelques volumes. De la même manière, les projets de création d’index permettent de nouvelles lectures des oeuvres et constituent des instruments qui facilitent les méthodes d’accès au savoir par de nouveaux types de consultation qui évitent la lecture exhaustive. Bien sûr, les cahiers d’étudiants qui compilent des notes, les lieux communs, sont des exemples de cette volonté de rassembler, mais ils sont souvent à portée plutôt individuelle initialement. Seuls les plus avancés transforment la compilation en nouvelle oeuvre comme ce sera le cas pour les Essais de Montaigne par exemple.

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mercredi 6 avril 2016

Lettre ouverte à Madame la Ministre de l'Education nationale

A.P.D.E.N. Association des professeurs documentalistes de l’Education Nationale.

ANDEP Association nationale des professeurs documentalistes de l'enseignement privé.

CEDIS Centre d'étude de la documentation et de l'information scolaires, responsable de la revue professionnelle InterCDI

Formateurs en Documentation des ESPÉ

Collectif Où est le prof-doc ?


A l’attention de

Najat VALLAUD-BELKACEM

Ministre de l’Education nationale

110 rue de Grenelle - 75357 Paris SP 07

Paris, le 22/03/2016


OBJET : LETTRE OUVERTE


Madame la Ministre,

Nous avons été très sensibles au fait que vous ayez rappelé, dans vos interventions publiques, la relation pédagogique qui lie les professeurs documentalistes aux élèves. Lors du discours de la « Grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République », le 22 janvier 2015, vous évoquiez le rôle qui leur est dévolu dans le développement des médias au sein des collèges et lycées. Plus récemment, lors de la journée d'étude du 9 février 2016, vous avez salué le travail effectué par les professeurs documentalistes dans les établissements scolaires. Nous vous remercions de cette attention. Vous avez à cette occasion rappelé le contenu du référentiel de compétences professionnelles publié en juillet 2013, en positionnant ces professionnels comme les « véritables maîtres d’oeuvre de l’acquisition par tous les élèves d’une culture de l’information et des médias ».

Nous apprécions que vous ayez clarifié ce qui ressort de la mission pédagogique des professeurs documentalistes, que nous souhaiterions aussi bien connue de tous les acteurs de l'éducation : « Grâce à eux, les élèves accèdent à une compréhension des médias, des réseaux et des phénomènes informationnels dans toutes leurs dimensions : économique, sociétale, technique, et éthique. Ils donnent aux élèves les connaissances nécessaires pour maîtriser l’information, et avoir, devant les écrans, une distance critique et une autonomie réelle. »

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