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lundi 6 avril 2015

La Nueve. Entretien avec Paco Roca, Robert Coale et Colette Flandrin-Dronne

Entretien par Agnès Deyzieux

Cette rencontre publique avec Paco Roca, Robert Coale et Colette Flandrin-Dronne a été organisée par la Librairie Bulle (Le Mans) et animée par Agnès Deyzieux. Elle a été retranscrite par Michel Sans, Natacha Mouillé et Agnès Deyzieux.

Agnès : Paco, on commence à vous connaître et à vous apprécier en France puisque La Nueve est votre neuvième album publié ici, comme semble le suggérer le titre par un joli hasard. On voit parmi vos albums que vous avez un intérêt pour l’Histoire, plutôt non officielle, avec des titres comme Le Che ou L’Ange de la retirada. Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser au destin de ces combattants républicains espagnols ? D’où vient cet intérêt pour la Nueve ?

Paco : J’avais entendu qu’il y avait des blindés, des tanks, qui étaient intervenus dans la libération de Paris, mais je n’avais aucune idée de la façon dont ils étaient arrivés jusque-là. Quand j’ai commencé à connaître l’histoire de La Nueve, cela m’a semblé incroyable : comment ces Espagnols se trouvaient là à ce moment si important, si symbolique de la Seconde Guerre mondiale ? Ça m’a paru fantastique ! Et puis, je pouvais raconter un épisode peu connu à partir de cette histoire, qui était l’exil espagnol en Afrique du Nord.

Agnès : Avez-vous eu tout de suite envie de parler de l’histoire de la Nueve par le biais d’un dialogue fictif entre le personnage du jeune auteur écrivain d’aujourd’hui et celui du vieux soldat racontant ses souvenirs ? N’avez-vous pas été tenté de faire une bande dessinée documentaire historique ou biographique ?

Paco : L’idée de raconter ces entrevues à partir du présent était là dès le début du projet : elle me semblait intéressante et même nécessaire. Je voulais raconter ce sentiment de l’exilé qui est hors de sa terre, et d’un autre côté ce refus de parler de certaines choses, ce silence gardé par les anciens combattants, comme nous le confirmera Robert (Coale) ensuite quand il parlera des entrevues qu’il a eues avec ces ex-combattants de la Nueve. Des gens qui ont mené une vie totalement anonyme, et qui voulaient qu’on les laisse en paix. C’est quand ces personnes sont âgées qu’on cherche à récupérer un peu leur mémoire. Mais on se heurte à un certain hermétisme, ils ont beaucoup de réticence, ils se ferment à un certain passé. (À l’adresse de Robert Coale) Je ne sais pas si tu veux ajouter quelque chose à ce propos…

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lundi 30 mars 2015

Revue N°254

254_couv SOMMAIRE

2 Courrier
Si le CDI pouvait parler, Adeline Entraygues

3 Éditorial
Implication, Véronique Delarue

5 Fonction
La classe inversée. Le cours à la maison, les devoirs en classe ! Aurélie Stauder
La bureaucratie selon Michel Crozier, un phénomène ancien toujours à l’oeuvre, Daniel Moatti

12 Les fiches InterCDI
Travailler avec les professeurs de disciplines, Sandrine Leturcq

14 Formation
L’EMI au coeur du parcours citoyen, un nouveau défi pour les professeurs, Hélène Amoroso, Gérard Martin
Le phénomène Nos étoiles contraires, Sarah Sauquet
Le carnet de voyage, outil d’apprentissage et de recherche, Pascale Argod

26 Thèmalire
« Faciles-à-lire » pour les grands, Yannick Denoix

29 Ouverture culturelle
Le dessin de presse, Sandrine Leturcq

33 Formation
La Nueve, Entretien avec Paco Roca, Robert Coale et Colette Flandrin-Dronne, par Agnès Deyzieux

42 Le cahier des livres
Collège Lycées Éditeurs

lundi 23 février 2015

Bibliothèque, BU , CDI, 3C, CCC , Centre de ressources, Learning centre, LC… ? Évolution, mutation, (ré)invention ou réelle innovation ?

Véronique Delarue, Présidente du Cedis et professeure documentaliste au lycée Charles de Foucauld, Paris 18e

Mercredi 25 novembre s’est déroulée à Lille III une journée d’étude sur les Learning Centres. Il s’agissait de présenter les premiers résultats d’une recherche intitulée « (R)évolutions dans les bibliothèques ? Les Learning Centres, un modèle de bibliothèque à interroger ». Une journée fort riche croisant le regard des chercheurs et les témoignages d’acteurs d’établissements du secondaire et de l’Université, tous avec des profils spécifiques. Le propos n’était pas à la polémique mais aux témoignages et à la réflexion, en appui sur les résultats de la recherche.

Les Learning Centres, un modèle de bibliothèque à interroger

Lors de cette journée, nous avons rencontré des collègues heureux, motivés, fiers de leurs projets, impliqués, sans aucun doute, et des chercheurs intéressés et interrogateurs de leur objet de recherche. Des témoignages intéressants car à l’initiative d’équipes soucieuses d’apporter un outil performant, accueillant et qui réponde aux nouveaux besoins et comportements des usagers (élèves, enseignants, éducateurs vie scolaire).
Une chose certaine ressort de cette journée : seul un projet initié par une équipe travaillant en synergie a des chances d’être porteur et de réussir. L’objectif était ainsi de questionner les évolutions des projets en cours : une thématique intéressante, ce dont témoignait le peu de places restées libres dans la salle. Un public mixte de professionnels de l’information (professeurs documentalistes, conservateurs, personnels des bibliothèques, etc.), d’étudiants, d’enseignants et de chercheurs.
La question des Learning Centres (LC) s’inscrit dans le prolongement de la réflexion initiée par Annette Beguin, membre du laboratoire GERiiCO et témoin privilégié de cette journée, en tant que coordinatrice des travaux de l’Équipe de Recherche Technologique en Éducation (ERTé) « Culture informationnelle et curriculum documentaire » (2006- 2010). La question est d’autant plus importante que l’Université de Lille III va se doter d’un LC. Si sa mise en place est un projet d’une très grande envergure nécessitant des investissements humains et financiers certainement très éloignés de la réalité matérielle envisageable pour « nos » CDI du secondaire, il est intéressant de noter que des exemples de projets menés à bien émanent aussi d’établissements plus proches de notre réalité.
Certes l’ampleur et la durée de réalisation ne sont pas du même ordre que pour une université. Mais entendre parler des besoins et du fonctionnement de ces lieux à l’Université ou dans de Grandes Écoles ne peut que nous interroger sur notre souci de formation en amont.

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